UN PEU D’AIR ...

Projet de Benoit GUILLON

 

   

 

Production        LYCOPROD

 

Contact Benoît GUILLON

 Tél   : 06.74.23.68.66

 Mail :

 

Le projet :

Ce projet est né, dans un premier temps, du désir profond et personnel de combiner mes deux grandes passions, raconter des histoires et la voile. J’ai donc logiquement entrepris de réaliser un documentaire sur une traversée de l’atlantique à la voile.

Puis progressivement, lors de la préparation de ce projet, vint la nécessité de partager cette aventure de manière plus concrète. Je me souviens comment l’expérience de la navigation à la voile a permis au jeune enfant de cité que j’étais alors, d’imaginer un horizon plus vaste derrière les murs de béton. C’est ce savoir que je veux aujourd’hui transmettre car je suis persuadé que lorsque l’avenir semble difficile le rêve est un formidable moteur pour l’espoir et l’espoir un formidable moteur pour la vie.

J’ai donc contacté l’antenne de Noisy le Grand d’ « ATD quart monde » afin de créer une dynamique autour de mon projet. J’ai proposé de créer un blog que je nourrirais au long de ma navigation afin d’apporter une interactivité entre les enfants des cités et moi. Grâce à mon récit, mes photos, leurs remarques, leurs questions une véritable relation et un partage  pourront s’établir entre nous. Enfin à mon retour une projection de mon documentaire, réalisé durant la traversée, leur sera présentée suivi d’un débat. L’antenne de Noisy le Grand d’ « ATD quart monde », séduite, a accepté et s’engage à organiser des activités avec les enfants autour de ce projet.

Soucieux d’étendre mon action j’ai pris contact avec le club de voile de Noisy le Grand. Aux vues de ma démarche celui ci m’a orienté vers « Promovoile 93 ». Lors de notre premier contact j’ai exposé mon projet et l’idée de l’inscrire dans une action de promotion de la voile au sein des collèges et lycées du 93 qui a été soumise m’a tout de suite séduite. De plus l’organisation d’une journée découverte de la voile sur la base de Veires sur Marne pour les enfants participant à cette action me semble être une parfaite conclusion pour ce projet.

 

Les actions autour du projet :

  1. Un blog évolutif disponible aux élèves dès la rentrée de septembre. Ce blog évoluera à chaque escale, durant toute la navigation (du 15 septembre 2007 au 15 mars 2008). Les escales seront les Baléares, Gibraltar, les Canaries, le Cap Vert, les Antilles, les Caraïbes, les Açores, Gibraltar, Fréjus (trajet prévu sous réserve de modifications). Sur ce blog les enfants pourront réagir et du coup entretenir une interactivité avec moi.

  2. La projection de mon documentaire suivie d’un débat avec les élèves dans chacun des lieux participant à l’opération à partir de mai 2008.

  3. Etude de toute proposition extérieure concernant le projet.

  4. Autres idées possibles à étudier :

 Le voyage :

 

                   

 Chronologie des étapes :

Le film :

On met les voiles !

(Une autre manière de voyager)

Un documentaire de Benoit Guillon.

 

Note de présentation

         « On met les voiles ! » est l’histoire d’un équipage qui décide de traverser l’atlantique à la voile. Au travers de leur regard, de leurs impressions, de leur ressenti et surtout des différentes rencontres et de témoignages de marins c’est une véritable immersion dans le monde intriguant de la mer et de la plaisance. Un monde de nomades en quête de liberté, de communion avec les  éléments. Un monde où des hommes de différents horizons se retrouvent pour vivre leur passion commune, la soif d’aventure et d’inconnu. Une terra incognita en perpétuel mouvement où les frontières sont plus météorologiques que politiques. Enfin un monde où la puissance des éléments force l’humain à retrouver des valeurs essentielles d’humilité et de solidarité. Ce documentaire sera un voyage initiatique où nous tenterons de comprendre et d’assimiler les lois de ce territoire infini à partir des témoignages de ceux qui ont fait le choix de vivre en mer et du ressenti de notre propre navigation.

         C’est un regard alternatif et humain que je veux apporter sur la notion de voyage. En effet dans un monde où la rentabilité est un souci constant, où le temps a une valeur marchande, le voyage est de plus en plus assimilé à la notion de loisir. Le voyageur se limite souvent à une approche touristique, c’est à dire réductrice des richesses qu’il croise sur son parcours. Les moyens de transport qu’il utilise tel que l’avion, le train, la voiture lui font certes gagner du temps mais à quel prix ? Ce souci de rapidité et d’efficacité entraîne souvent une approche plus quantitative que qualitative des pays visités. Les barrières de la langue, de la culture sont des obstacles qui ne se dépassent qu’avec le temps de l’assimilation. Avec l’aventure de la voile je veux m’extraire d’un grand nombre de ces contraintes. En traçant ma route, mille par mille, je m’accorde le temps d’assimiler dans un rythme naturel lent et néanmoins brutal les lois, les contraintes, les richesses d’une telle vie. Durant ce voyage c’est plus la culture des gens de mer que je veux approfondir que celle des différents pays où je ferai escale afin de ne pas rentrer dans une approche touristique de ces différents sites. Ce sont les monuments naturels tels que les nuages, les vagues, les côtes longées qui retiendront mon attention car eux aussi ont leurs secrets universels et leur beauté. Au travers des différents témoignages des marins croisés et de notre propre  expérience je tenterai peu à peu de mettre à jour une culture particulière, commune, métissée, celle des marins, de ces hommes qui ne sont jamais tout à fait étrangers quelque soit l’endroit du globe où ils se trouvent, du moment qu’ils sont sur la mer. Cette culture où les lois sont fixés par les éléments et qui oblige l’humain à reprendre sa place dans la nature. Bref ce documentaire, prenant comme prétexte une traversée de l’atlantique, est surtout une plongée progressive dans l’univers d’une des dernières expériences d’aventure que propose le monde moderne, celle de la mer et de la voile. Ce film se veut aussi porteur d’espoir car je veux montrer par là que, à condition de courage et de responsabilité, il existe encore un lieu où les valeurs de respect de l’autre et de son environnement sont non seulement présentes mais vitales. 

        

  Note d’intention

La genèse du film :

Depuis l’âge de mes cinq ans, je suis passionné par la voile et l’univers marin. Cette passion est née après l’expérience merveilleuse d’une année sur un voilier avec ma mère et son compagnon de l’époque. Pour moi, jeune enfant des cités de la banlieue parisienne, cette année là fut décisive car elle m’a révélée l’existence d’un monde où les mots liberté, responsabilité et beauté reprenaient leur sens originel et véritable. Depuis je n’ai plus quitté l’univers de la voile et ai continué à pratiquer en suivant un parcours somme toute assez classique : dériveur, planche à voile, et enfin lorsque mes finances me l’ont permis j’ai concrétisé mon rêve par l’achat d’un « sangria », petit habitable de 7m60, en 2001. 

Cette passion de la voile a éveillé en moi le besoin permanent de m’évader. Après cette expérience d’un an sur un voilier, je suis retourné vivre dans ma cité natale de Montreuil (93). Là le meilleur moyen de m’extraire du quotidien est devenu l’imagination. Est née en moi alors la nécessité de raconter des histoires. Je suis donc devenu comédien et exerce cette profession depuis maintenant 8 ans. Parallèlement je suis passé à la réalisation de court métrage de fiction.

Il y a un an, après avoir travaillé pendant deux ans sur une pièce de théâtre à succès (Amadeus), j’entrepris de faire la transat pour ma propre expérience. Je pris donc contact avec un grand père recherchant des équipiers pour sa navigation jusqu’aux Antilles. Après une brève rencontre lors d’une navigation de deux jours sur l’estuaire de la Gironde il déclina mon offre d’équipier car il avait déjà composé son équipage. Puis il revint sur sa décision plus tard me proposant d’effectuer avec lui la traversée entre le Cap Vert et les Antilles. Ce fut à mon tour de refuser car je m’étais alors engagé dans un stage de prise de vue vidéo et montage.

A l’issue de ce stage mûrit en moi alors l’ambition de réaliser un documentaire sur un voilier. Cependant parfaitement conscient que ce désir de concilier mes deux passions n’était pas suffisant, je laissai mûrir cette idée jusqu’à trouver un angle de vue particulier qui rendrait ce film original et unique.

Lors de mes visionnages de documentaire sur le sujet de la mer et de la voile j’ai remarqué que souvent le bateau n’est considéré que comme un moyen de transport pour se rendre à une destination. C’est cette destination, souvent exotique, qui est alors abordée. On en revient alors à une vision terrestre du monde marin.

Dans mon film, j’ai pour ambition de décrire un monde exclusivement marin et de situer l’être humain au milieu de celui ci. Je ferai donc l’impasse sur les différentes escales où nous nous arrêterons, à part pour recueillir des témoignages de plaisanciers. Il y aura bien évidemment des images de ces différentes haltes, mais je ne rentrerai pas dans une analyse détaillée de celles ci. Je veux que ce film soit une immersion dans le monde de la navigation hauturière. L’océan sera considéré comme une nation à part entière et les marins qui le parcourent comme les citoyens de celle ci. Ce film présentera les différentes étapes nécessaires par lesquelles doit passer tout homme ayant l’ambition de devenir un citoyen de l’océan. Grâce aux différents témoignages recueillis ainsi qu’au récit de notre propre navigation, je donnerai une dimension humaine et vivante aux multiples lois qui régissent ce monde inconnu.

En résumé ce film s’axera sur l’humain et la lente mutation qui s’opère en lui lorsqu’il entreprend de se lancer dans l’aventure d’un voyage au milieu de la mer et du vent. Le voilier sera alors un moyen de transport dans tous les sens du terme aussi bien géographique que spirituel. C’est le chemin que je veux décrire plus que la destination.

Pourquoi ce film ?  Pourquoi maintenant ?

Dans les actualités ces derniers temps il est de plus en plus question de sauvegarde des ressources naturelles, de préservation de l’environnement, d’énergie propre et renouvelable. L’écologie est maintenant présente au sein de nos préoccupations  quotidiennes. Comment assurer notre indépendance énergétique? Comment minimiser notre impact sur l’environnement? Quel lien doit on entretenir avec la nature et quelles richesses celle-ci a t elle à nous fournir?

La navigation à la voile offre une réponse intéressante à toutes ces questions. Elle est directement liée à toutes les interrogations énoncées précédemment. Un voilier doit assurer sa propre énergie, respecter le milieu hostile au sein duquel il évolue et l’exploiter de la façon la plus raisonnable qu’il soit. Tout est question d’équilibre. Equilibre entre la mer, le voilier et le vent. Equilibre entre les ressources consommées et celles produites.

L’expérience d’un voyage à bord d’un voilier est non seulement une rencontre privilégiée avec la nature mais aussi un extraordinaire catalyseur des rapports humains. De part l’environnement hostile (la survie de l’homme en mer n’est pas naturelle), la promiscuité, la nécessité d’une hiérarchie et bien d’autres facteurs, un équipage se doit d’établir une communication équilibrée. Cette association a pour but commun la bonne marche du bateau.

Le bateau est alors à la fois un micro environnement (énergie, écologie, gestion des ressources) et une micro société.

Les ports, oasis où se retrouvent, le temps d’une escale, toutes ces micros sociétés, sont alors des lieux particuliers. L’esprit d’ouverture y est présent et les rencontres souvent intenses. Des hommes de différents horizons se retrouvent autour d’un sujet commun, la mer. Chacun partage son expérience, raconte ses souvenirs agréables ou désagréables afin de tenter d’édifier les lois d’un monde mouvant et libre.

L’étude et l’analyse de ces trois thèmes, la survie en milieu naturel, la vie à bord et dans les ports seront donc au centre du film. Face à un monde de plus en plus rapide, autodestructeur, global, concentré sur des préoccupations de rentabilité, d’efficacité je veux soumettre un axe de réflexion décalé. A une échelle réduite un voilier est une petite planète. Il peut donc apporter des réponses aux questions que nous nous posons sur la notre.

Dans l’imaginaire collectif le voilier est une porte vers l’évasion, la liberté, l’inconnu, l’aventure. C’est cette porte que je veux ouvrir et inviter le spectateur à découvrir ce qui se cache réellement derrière. 

 

Quel regard ?

De part mes expériences passées de comédien et d’auteur de fiction, ma préoccupation première est de raconter une histoire, une aventure humaine. Ce documentaire sera une invitation à la découverte d’un peuple de nomades qui a décidé de s’affranchir d’une partie des contraintes du monde terrestre pour une vie plus libre, plus simple mais néanmoins difficile au sein du monde marin.

Pour se faire ce film aura pour fil rouge la navigation de notre équipage. La narration se fera chronologiquement afin de bien retranscrire la lente assimilation du monde marin  que chacun de nous pourra ressentir. La caméra rentrera dans un rapport intime avec chacun des membres de l’équipage. En plus des scènes de vie quotidienne et de navigation, nous livrerons quotidiennement à la caméra nos impressions de la journée. Toutes nos « confessions » ne seront évidemment pas montées, mais il y aura là une matière intéressante pour comprendre la mutation psychologique qui s’opère en chacun de nous. Comme nous n’avons aucune expérience de la navigation au long cours notre regard sur cette transatlantique sera celui de l’apprentissage et de l’assimilation.

 

En complément de ce regard s’ajoutera celui des marins que nous rencontrerons lors de nos escales dans les ports. Après une courte présentation de leur bateau et du port de rencontre, leurs témoignages s’axeront sur leur expérience de navigation, leur conception du voyage, leur quête…les interviews se déroulerons à bord de leur navire en plan fixe. Cette vision générale est nécessaire pour tenter de définir les principales « lois » du monde de la plaisance et de la navigation au long cours, lois autant culturelles que naturelles. Comme la narration du film est chronologique et que toutes les escales se situent lors de la première partie du voyage. Les différents marins rencontrés seront également présentés chronologiquement. Cette première partie sera celle de la transmission et du partage.

 

Enfin ce film ne négligera pas le milieu au sein duquel il se déroule. Afin de faire écho avec les différents témoignages et d’immerger le spectateur dans une ambiance de nature sauvage, de nombreuses images de mer, de ciel, de côtes longées ou approchées viendront aérer le propos du film. De la musique suggérera l’émotion que l’on peut ressentir face à la grandeur des éléments, que ce soit dans la fureur ou la beauté. 

 

Je conçois ce film comme un voyage initiatique. Mêlant l’intime et le général grâce au récit de notre navigation et aux témoignages des différent marins je veux ouvrir une porte sur l’inconnu et montrer de la façon la plus réaliste et complète qui soit, ce qui se cache derrière. Je veux également susciter le désir d’évasion chez le spectateur et lui proposer une alternative de voyage plus responsable et plus intense.        

 

Synopsis

 

Préambule narratif :

Ce documentaire est une découverte de l’océan et de ceux qui ont choisi de vivre dessus ou d’y voyager pendant longtemps. La route effectuée par notre bateau sera le fil rouge et de ce fait le documentaire se déroulera de manière chronologique. Ce choix narratif a deux avantages. Le premier est de suivre en détail le lent apprentissage et l’assimilation progressive qui s’opèrera chez chacun des membres d’équipage. Le deuxième est du à la route que nous allons suivre. En effet toutes les escales se font lors de la première moitié du voyage. Or c’est durant les escales que se font les interviews des autres marins. Ainsi avant d’aborder la grande traversée et donc un aspect un peu plus intime du film, la première partie sera plus générale et nombre de témoignages pourront  ainsi faire écho dans la deuxième partie. Comme dans tout bon apprentissage il est bon d’aborder la théorie avant la pratique.

 Le film se divisera donc en deux parties :

 

Depuis combien de temps vivent-ils en mer ? Comment font-ils pour subvenir à leur besoin ? Que recherchent-ils dans ce mode de vie ?  Quelles sont leurs peurs ?  Leurs espoirs ?  Leurs plus beaux souvenirs ?  Leur pire galère ?  etc.…

Ils nous livrerons aussi de précieux conseils.

 

 

 

Générique :

Le générique de début sera une introduction à notre voyage. Sur de la musique joyeuse et rapide s’enchaîneront des séquences accélérées de différents stades de préparation du voyage. Toutes les étapes de préparation du bateau seront ainsi exposées en allant du grutage au carénage en passant par l’aménagement intérieur jusqu’à la mise à l’eau et au départ du port d’attache. La dernière image du générique sera un plan du bateau qui s’éloigne avec le phare du port d’attache en premier plan.

   

Première partie :

Comme énoncé précédemment la première partie est celle des escales et des témoignages des plaisanciers. Cependant entre chaque escale un résumé de notre navigation viendra s’intercaler.

 

  1. La première navigation : Fréjus- Baléares. Premier résumé de navigation, premier contact avec l’équipage.

Dans un premier temps présentation de l’équipage en situation : équipage composé de trois ou quatre personnes venues d’horizons différents.

Caractéristiques de chacun des membres de l’équipage (nom, prénom, profession, âge), exposition des aspirations de chacun dans cette navigation.

Récit de la navigation. A la manière d’un livre de bord, compte rendu des conditions météorologiques rencontrées  (images de mer, de ciel), de la route parcourue jour après jour (illustré par un tracé sur une carte marine). Les moments forts de cette première navigation (conditions musclées, rencontre avec la faune marine, grande peur et grande joie, …) seront montrés. L’organisation de la navigation (prise de quart, intendance, rapport au temps..) ainsi que les ressentis de cette première navigation seront également représentés car pour chacun de nous ce sera la première expérience de navigation au large pour une durée aussi longue.

Fin de la première sous partie illustrée par l’arrivée au port.

 

     2    La première escale. Les premières rencontres. Les Baléares.

Présentation rapide du port de l’escale. Interview de différents marins sur les thèmes suivants : expérience de navigation, provenance et destination, raisons de ce choix de vie, récits de navigations mémorables, conseil pour notre propre navigation,…

Chaque interview de marin sera introduite par une présentation de leur bateau et de leur équipage.

Fin de cette partie avec images prises à bord de notre voilier, du port qui s’éloigne.

 

    3    Deuxième navigation : Gibraltar ou le premier contact avec l’océan.

Résumé de la navigation de la même manière que précédemment. Nombreuses images de vie quotidienne à bord, de mer, de ciel et surtout des côtes longées. Quelques extraits de ressentis personnels.

Fin avec arrivée dans un nouveau port au Maroc ou directement aux Canaries.

 

    4    Deuxième escale.

Même traité que la précédente escale : présentation du port et interview de marins sur les mêmes thèmes.

 

     5   Troisième navigation : traversée des îles Canaries au Cap Vert. Durée : 8 jours.

Résumé de navigation.

 

     6   Troisième et dernière escale avant la grande traversée. Le Cap Vert.

Présentation du port. Cette dernière escale sera l’occasion de rencontrer de nombreux candidats à la traversée de l’atlantique. Les interviews seront alors plus orientées sur cette future traversée tout en préservant les thèmes évoqués précédemment.

Cette escale présentera aussi les différents préparatifs nécessaire à la traversée future afin d’introduire la seconde partie.

 

 

Deuxième partie : la grande traversée, la solitude.

Le documentaire utilisant une forme narrative, la seconde partie sera donc un récit d’une vingtaine de minutes de notre traversée de l’Océan Atlantique. Celui-ci s’appuyant sur une foule d’événements aléatoires, je ne peux le détailler ici. En effet je ne connais ni les conditions météorologiques, ni les avaries ou autres que nous allons rencontrer.

Cette seconde partie sera traitée comme les traversées précédentes. Illustrées d’images de vie quotidiennes, de mer, de ciels, elle sera un résumé de chaque journée de cette navigation. L’organisation des tâches, les différentes ambiances de quart, le rapport au temps de chacun, les joies, les galères, ces innombrables détails qui font une traversée seront relatés. Un tracé sur une carte viendra rendre compte de la route suivie quotidiennement. Cependant cette étape majeure dans l’aventure sera plus approfondie du point de vue du ressenti et de la psychologie de chaque membre de l’équipage.

Le but du documentaire étant de découvrir ce qui se cache derrière le fantasme de mettre les voiles, je veux que cette seconde partie soit une véritable immersion dans l’intimité d’un équipage. Au delà des anecdotes de la navigation ou de la vie quotidienne le récit de cette traversée prendra une véritable dimension de vécu à travers l’exposition quotidienne des impressions de chacun des membres de l’équipage, avec le même procédé qu’utilisent les émissions de télé réalité à savoir le « confessionnal ». Ainsi le spectateur pourra apprécier la lente mutation et assimilation qui s’opèrera en chacun de nous. Il pourra également se rendre compte de l’ambiance générale, des rapports humains et du rôle de chacun. Ces témoignages viendront faire écho avec ceux des marins précédemment rencontrés. Ils les affineront et prendront formes au sein d’une aventure que le spectateur sera invité à partager.

Comme certaines expériences seront plus de l’ordre du ressenti et de l’émotion certaines séquences seront illustrées par de la musique afin de retranscrire un sentiment difficilement verbalisable.

Bref ce récit doit coller au plus près de l’expérience de chacun des membres de l’équipage, aussi bien d’un point de vue externe qu’interne. Je veux par là montrer au plus près la réalité d’une telle expérience.

 

 Conclusion :

Le documentaire prendra fin à notre arrivée aux Antilles. Après un court récit de notre arrivée et de notre retour à la civilisation ce sera l’heure du bilan pour chacun des membres de l’équipage. Chacun notre tour nous livrerons nos impressions, ce que nous avons retenu de cette aventure, les bons côtés, les moins bons, ce qui a changé en nous…

Des témoignages d’équipages qui ont vécus la même expérience viendront étoffer les nôtres.

Le thème du retour à la civilisation sera la conclusion du documentaire. Nous analyserons rapidement ce double sentiment de se sentir à la fois étranger d’un monde auquel nous avons appartenu et dans le même temps habité par une conscience aiguë de celui ci, ainsi que le contraste extrême qui existe entre le monde marin et le monde « civilisé » des grandes villes.

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